Comment stopper la calvitie et arrêter de perdre ses cheveux? Les solutions

AVERTISSEMENT: Les informations sur ce site n'ont pas pour but de prescrire la médecine. Ce site ne cherche ni à guérir, ni à soigner, ni à traiter, mais uniquement à présenter les solutions alternatives qui favorisent votre bien-être. Consultez donc obligatoirement votre médecin en matière de santé.



Si deux tiers des hommes sont aujourd’hui concernés par la calvitie à un âge plus ou moins prématuré, un tiers de ces hommes deviendront entièrement chauves avec le temps. En effet, ce problème capillaire, scientifiquement appelé « alopécie », concerne principalement les hommes et toucherait aujourd’hui près de 10 millions de Français. La calvitie ou alopécie est le résultat d’un trouble qui conduit à la perte, et à terme à l’absence partielle ou totale de cheveux. Selon les observations de scientifiques, ce problème commencerait également à toucher de nombreuses femmes. Diverses raisons peuvent conduire à la calvitie, à commencer par les prédispositions génétiques. Hormis les solutions éphémères que sont les perruques, il est bel et bien possible de traiter et même de vaincre la calvitie. Mais bien avant de choisir le traitement à adopter, il faut commencer par comprendre le problème.

Comment stopper la calvitie et arrêter de perdre ses cheveux? Les solutions

Qu’est-ce que la calvitie ?

Il convient de faire la différence entre la chute des cheveux et l’absence partielle ou totale de cheveux. Cette deuxième situation est ce que l’on appelle « calvitie » ou « alopécie ». La chute des cheveux est une situation normale et peut concerner tout le monde. Mais voir ses cheveux tomber chaque jour ne signifie pas pour autant que vous êtes victime de calvitie. À noter également que la calvitie touche, certes, principalement des personnes du sexe masculin ; mais les femmes ne sont pas épargnées par cette affection.

Ainsi, la calvitie est une pathologie qui se manifeste principalement, non par la chute des cheveux, mais plutôt par la perte progressive de cheveux sur le cuir chevelu. De manière générale, une personne perd entre 50 à 100 cheveux par jour. Dans le cas de la calvitie, la perte dépasse quotidiennement les 100 cheveux. La disparition peut ainsi être partielle ou totale, suivant le cas, et il existe de nombreuses formes de calvities.

Les 7 types de calvitie

La calvitie androgénétique

Pour ce type de calvitie, les hormones mâles en sont la cause, notamment les androgènes et les testostérones. Si elle menace particulièrement les hommes, la gent féminine peut également en être atteinte. Les risques sont plus accrus à l’âge de l’andropause (ménopause pour les femmes), car les défenses n’arrivent plus à gérer les effets de la fluctuation hormonale sur le cuir chevelu.

L’alopécie héréditaire

Il s’agit d’une forme de calvitie qui a un caractère héréditaire et se transmet par les gênes. L’un des parents, la mère ou le père (ou les deux) transmet les gènes malades à l’enfant. Bien que les parents n’aient pas de traces visibles d’une alopécie, ils peuvent cependant avoir les gènes de la maladie en eux. Notons que cette forme est la plus répandue, et l’hérédité est la principale cause de la calvitie.

La calvitie précoce

Comme l’indique son nom, cette forme d’alopécie se caractérise par son apparition qui intervient généralement à l’adolescence, entre 14 et 17 ans. Pour cette forme d’alopécie, ce sont les golfes les temps ou la partie haute du front qui sont touchés en premier. Avec l’âge, la calvitie s’étend par la suite sur le reste du crâne jusqu’à devenir une calvitie partielle du haut du crâne ou une calvitie totale.

La calvitie diffuse

Cette forme d’alopécie touche principalement le haut du crâne. Elle est également appelée effluvium.

L’alopécie saisonnière

Pour ce type de calvitie, la chute des cheveux est saisonnière et intervient souvent en automne ou au printemps. Bien que la principale cause de cette forme d’alopécie reste jusqu’à maintenant inconnue, les spécialistes affirment qu’une maladie, la grossesse ou la fatigue influent considérablement sur cette calvitie saisonnière.

La calvitie de traction

Aussi connue sous l’appellation calvitie de chignon, cette forme d’alopécie est caractérisée par une rétraction des cheveux de la partie frontale. Comme son nom l’indique, cette forme de calvitie est souvent attribuée à des coiffures qui sont souvent trop tirées ou trop serrées exerçant une violence physique sur le cuir chevelu ou sur les cheveux.

La calvitie naissante

Selon les spécialistes, c’est la première forme de calvitie d’où son appellation. Si généralement les tempes sont les plus concernées en commençant par avoir un aspect mi-dégarni, ce type de calvitie peut également atteindre d’autre partie du crâne comme le vertex ou la partie arrière.

Les principales causes de la calvitie

Les causes de cette pathologie peuvent être diverses et variées, et généralement elles correspondent aux formes ou typologies de calvitie. Six (6) principales causes restent aujourd’hui connues et prouvées, mais il en existe bien d’autres qui sont plus considérés comme étant des causes sous-jacentes. Voici donc les 6 principales causes de la calvitie :

L’hérédité

Il s’agit de la cause principale de l’alopécie chez les hommes, mais elle est également possible chez les femmes. Pour les hommes, la production importante d’androgènes active le dysfonctionnement du cuir chevelu. Cela est d’autant plus favorisé par les fonctions de l’hypophyse, ne laissant ainsi que des cheveux très fins sur le crâne.

Les hormones mâles

L’influence de ces hormones induit une surabondance de cheveux, encore plus quand ils croisent l’enzyme 5 a-réductase (ou 5 alpha réductase). Cela tend toutefois à fatiguer le cuir chevelu. Seuls les œstrogènes, hormones féminines peuvent inhiber l’influence négative des hormones mâles sur le cuir chevelu.

La testostérone

Il s’agit de l’hormone à l’origine même de la croissance pileuse chez l’homme, son absence comme son abondance peut être à l’origine de la calvitie. Si elle est absente ou insuffisante, la croissance pileuse peut être retardée ou avoir un dysfonctionnement (cheveux fins). Par contre, si elle est trop abondante, l’influence de cette hormone peut fatiguer rapidement le cuir chevelu. Celui-ci ne produira au final que des cheveux de plus en plus fins.

Le stress

Il ne faut pas sous-estimer l’influence de la fatigue et du stress sur le fonctionnement de l’hypophyse. Le stress agit fortement sur l’hypophyse qui produit l’androgène, qui est le plus grand ennemi des cheveux. Ainsi, quand une personne est confrontée au stress, l’hypophyse secrète plus d’androgène.

La fatigue

Tout comme le stress, la fatigue est une des causes sous-jacentes à ne pas négliger quant à la calvitie. C’est surtout le cas d’une fatigue intense qu’on appelle également « asthénie ». Cette forme de fatigue affaiblit tout le système organique qui régule la pilosité crânienne et provoque ainsi le ralentissement du système de synthèse et de la sécrétion d’hormone. Mais il agit également sur le système circulatoire sous-cutané.

La carence en fer

La carence en fer, et surtout quand le taux descend le cap des 40 ng/l de sang, induit à une chute des cheveux. Il faut savoir que c’est le fer qui renforce les globules rouges qui à leur tour fortifient les tissus qui fabriquent les cheveux. Le rôle principal des globules rouges est d’apporter la quantité utile d’oxygène dans ces tissus.

La perte de cheveux chez l’homme et chez la femme ?

Les causes de la calvitie peuvent également être différenciées suivant le sexe d’une personne.

Chez l’homme

La calvitie est considérée comme étant une situation normale, mais à un certain âge. En effet, il faut souligner que le type de calvitie le plus fréquent est la calvitie masculine. Chez les individus de sexe masculin, le follicule pileux ou pilo-sébacé est plus sensible à l’influence des androgènes. Ces hormones, de par leurs actions, entrainent la miniaturisation du follicule. Ainsi, si à sa taille normale le follicule produit des cheveux normaux, la réduction de leur taille entraine la production de cheveux plus fins.

Chez la femme

Pour les individus de sexe féminin, la situation est moins prononcée, car les cheveux sont plus longs. Mais les cheveux sont toutefois plus clairsemés. Il y a également la part de l’hérédité dont les gènes impliqués restent, à ce jour, inconnus. Dans tous les cas, la carence en fer renforce les risques d’une calvitie chez la femme. Ce phénomène se remarque surtout pendant la période de grossesse où la maman commence à perdre beaucoup plus de cheveux que d’ordinaire.

À quel âge commence-t-on à parler de calvitie ?

Bien que les scientifiques n’aient pas trouvé jusqu’à présent des explications rationnelles, plusieurs théories sont déjà avancées quant au début de la calvitie. Selon ces théories, appuyées par des chiffres, la calvitie débute principalement (sur 20 % des cas) à l’âge de 20 ans.

Ce qui est aujourd’hui sûr, c’est que la calvitie a une forme précoce, qui débute entre 14 et 17 ans. Cette forme de calvitie ne se remarque toutefois, principalement, que chez les hommes. Dans le cas des femmes, la calvitie ne débute que vers 35 ans avec une perte de cheveux avoisinant les 200 par jour.

Quels sont les symptômes de la calvitie ?

Attention, ce n’est pas parce que vous commencez à vous apercevoir que vous perdez des cheveux que cela veut dire que vous êtes sujet à l’alopécie.

Sachez qu’en temps normal, une personne perd entre 50 à 100 cheveux quotidiennement. Mais quand le cap des 100 est dépassé, il faut commencer à se méfier. Ainsi, pour détecter un début d’alopécie, il suffit de se référer à la perte de cheveux quotidienne. Si vous remarquez que la quantité à fortement augmenté, pensez à aller voir un médecin.

Autre moyen pour détecter l’alopécie : vérifier les parties du crâne qui commencent à se dégarnir. Pour les hommes, les parties les plus touchées incluent la « tonsure » (partie haute ou sommet du crâne), le front, les tempes, le tourbillon (partie à l’arrière du crâne) et enfin le toupet (les cheveux sur le dessus du front). Selon les spécialistes, dans la majorité des cas, ce sont les golfes et les tempes qui commencent à se dégarnir lors des « calvities précoces ».

Chez les femmes, par contre, la perte de cheveux se remarque surtout sur la raie des cheveux. De plus, lorsque les cheveux tombent, elles ne repoussent plus. Ainsi, la raie des cheveux devient de plus en plus dégagée et dégarnie.

Comment diagnostiquer une alopécie ?

Aujourd’hui, grâce à l’échelle de Norwood-Hamilton, même un médecin généraliste peut établir un diagnostic de la calvitie. Cette échelle, mise au point dans les années 50 par le docteur Hamilton, départage les formes ou stades d’alopécies en 7. Pour mettre en place son échelle, le docteur Hamilton a observé le phénomène sur deux jumeaux : l’un étant castré et ayant une belle chevelure et l’autre intact avec une calvitie. La confirmation de son étude s’est faite lorsqu’il donna une injection de testostérone à celui qui est castré, qui commencera plus tard à perdre ses cheveux.

L’échelle donne 7 stades en fonction de densité de cheveux sur 3 zones du crâne : les tempes, le sommet du crâne, et le front.

Stade 1 :

Il s’agit du début de calvitie, les premiers signes commencent à apparaitre et notamment le dégarnissement des golfes temporaux et frontaux.

Stade 2 :

Le dégarnissement s’accentue sur les tempes et le front et commence également à atteindre le sommet du crâne.

Stade 3 :

Le phénomène de dégarnissement devient plus important. Les tempes et le front sont quasi dégarnis et le sommet du crâne commence également à être sans cheveux. C’est à ce stade que la greffe de cheveux est le plus adapté.

Stade 4 :

L’alopécie s’étend au niveau du vertex, atteignant une grande partie du tourbillon. La tonsure commence également à s’étendre de plus e plus vers l’intérieur.

Stade 5 :

Les zones concernées par la calvitie commencent à se rejoindre, laissant ainsi une grande partie du crâne complètement dégarnie.

Stade 6 :

Le stade 5 s’aggrave et les cheveux se font de plus en plus rares sur ces parties, commençant à s’étendre sur le reste du crâne.

Stade 7 :

Le reste des cheveux commence également à tomber et un « duvet » se forme sur le crâne.

Est-il possible de prévenir la calvitie ?

Oui, il est possible de prévenir la calvitie, notamment en réduisant au maximum les facteurs de risques et les causes de cette pathologie.

La première chose à faire, pour éviter ou du moins réduire les risques de cette pathologie, est d’éviter autant que possible de se fatiguer. Dans la même idée, il est tout aussi important de réduire au maximum le stress et donc éviter autant que possible les sources de stress. Dans ce sens, pour éviter la calvitie il faudra, au final, savoir mener une vie calme et surtout savoir prendre des heures de pauses.

Il est tout aussi important, pour atteindre cet objectif, de garder un mode de vie sain et équilibré. Cela commence par les habitudes de sommeil, et notamment avoir un temps de sommeil moyen de 7 à 8 h par nuit. Le mieux est de dormir tôt pour se lever tôt.

Pensez également à adopter une alimentation saine et équilibrée, mais surtout avec un apport de fer plus important (sans pour autant dépasser les limites du raisonnable). Comme aliment riche en fer, il y a entre autres le cresson, la betterave, les légumes secs, le foie, les huitres, le soja, le tofu (qui est à base de soja), la viande rouge et les céréales non raffinées. L’idéale est d’intégrer ces aliments dans votre alimentation quotidienne.

Certes, cette solution de prévention ne peut en aucun cas influer sur l’hérédité ou sur les effets des hormones. Mais elle permettra toutefois de mettre toutes les chances de votre côté afin d’éviter autant que possible la calvitie, ou du moins retarder son apparition.

Quels traitements opter ?

Comme les raisons de la calvitie peuvent être diverses et variées, le médecin procédera dès la première consultation à établir toutes les causes possibles. Dans le cas de causes sous-jacentes qui peuvent être traitées séparément, le médecin peut proposer des solutions adaptées, dont des traitements symptomatiques. Viendront après les traitements qui permettent de traiter l’alopécie proprement dite.

Généralement, les traitements primaires pour traiter l’alopécie sont les compléments alimentaires riches en acides aminés soufrés et en vitamine B5, B6 et PP. Dans la majorité des cas, les résultats sont palpables en seulement trois mois. Mais si après trois mois de cure rien ne change, le médecin tend souvent à changer le mode de traitement en y ajoutant d’autres médicaments. Le traitement de référence est le Minoxidil en lotion à 2 %. Celui-ci s’applique directement sur le cuir chevelu deux à trois fois par jour et aide à stimuler la repousse des cheveux.

Dans tous les cas, et peu importe le type de traitement, les médecins préconisent un délai de trois mois pour évaluer l’efficacité de celui-ci. Après cette période, on peut statuer à la fois sur la stabilisation de la chute des cheveux, sur la repousse et également sur les éventuels effets secondaires du traitement. Sur deux tiers des personnes traités, les effets secondaires sont généralement localisés et comprennent l’apparition de rougeurs, les irritations et les démangeaisons et les cheveux gras.

Dans le cas où cette première série de traitement n’est pas efficace, les médecins optent souvent pour la finastéride. Celle-ci est à prendre par voie orale et agit généralement sur la stimulation des follicules pileux. Il faut une période de 3 à 6 mois pour évaluer l’efficacité de ce traitement. Jusqu’à aujourd’hui, 40 % des patients ont eu un résultat positif, la repousse des cheveux. Pour 40 %, la chute s’est stabilisée, mais la repousse peine à arriver. Enfin, pour 20 % des patients le traitement n’a eu aucun effet.

Les traitements naturels

Pour de nombreux sujets, qui ne veulent pas essayer à tâtons les traitements médicaux, il existe également des traitements à base de produits naturels. Ceux-ci peuvent autant limiter la chute des cheveux que stimuler la repousse ou réguler le fonctionnement des follicules pileux. Voici quelques un de ces traitements :

L’ail, le citron et l’oignon

Ces trois aliments sont utilisés quotidiennement en cuisine, qu’on ne se pose jamais la question sur leurs atouts contre la calvitie. Pourtant, avec une gousse d’ail, un oignon et le jus d’un citron, il est possible de réaliser un soin à appliquer sur le cuir chevelu et qui permettrait de stimuler la repousse des cheveux. Le produit est à laisser sur le cuir chevelu pendant 20mn pour qu’il agisse.

Un verre de lait de coco et deux carottes

Râpez les carottes et pressez pour en recueillir le jus. Mélangez-le avec le lait de coco et étalez le tout sur le cuir chevelu pendant une demi-heure. Rincez ensuite à l’eau tiède. N’hésitez pas à renouveler l’opération chaque jour.

Le vinaigre de pomme ou le vinaigre de riz

C’est également un produit qu’on retrouve souvent à la cuisine et dont on se sert tous les jours. Il permet de stimuler le flux sanguin du cuir chevelu et ainsi améliorer le fonctionnement des follicules pileux. Pour ce faire, massez le cuir chevelu avec deux cuillères à soupe de vinaigre (de pomme ou de riz) et laissez agir pendant 10 min avant de rincer.

Le gel d’aloe vera

Qui ne connait pas cet actif issu de la plante aux mille vertus. Il est d’ailleurs utilisé dans de nombreux produits cosmétiques et notamment les produits pour cheveux. Dans le cas d’une calvitie, prendre deux cuillères à soupe de gel d’aloe vera et le répartir sur les cheveux et surtout sur la partie dégarnie. Laissez agir pendant 10mn puis rincez à l’eau tiède.

Les traitements chirurgicaux

Bien qu’ils ne soient pas très connus et vulgarisés, les traitements chirurgicaux existent dans le cas de calvitie. On appelle cela de la « transplantation de cheveux » ou « greffe capillaire ». Le but est d’implanter du cuir chevelu sur la partie arrière du crâne et également les autres zones qui ont subi la calvitie.

Conclusion

La calvitie est plus considérée comme étant une situation normale et naturelle que comme une pathologie. Elle peut débuter dès l’adolescence (vers 14 ou 17 ans) et atteindre son pic à 40 ans dans le cas d’un homme. Pour les femmes par contre, la calvitie débute généralement vers 30 à 35 ans. Bien que des traitements existent, il est plus conseillé de prendre des précautions pour prévenir ce problème capillaire. D’ailleurs, en guise de prévention, il suffit d’avoir un mode de vie sain et équilibré pour éviter ou du moins réduire les risques d’une calvitie.

Blog